Les échanges de maisons se développent grâce à internet

Pour cela, nul besoin d'habiter un palace, surtout si l'on réside à Paris ou dans une région touristique. "La France est très demandée. Le rapport est d'environ deux ou trois étrangers qui recherchent une destination dans l'Hexagone pour un Français qui veut partir", indique à l'AFP Homelink International (homelink.fr), un des pionniers du concept. Lancés dans les années 50 par des enseignants et des chercheurs américains et européens, les échanges de maisons se sont longtemps pratiqués sur catalogue avant de connaître un dynamisme accru ces dernières années grâce à internet.

"Mon petit appartement à Montparnasse intéresse. Je l'ai échangé cinq fois et j'ai toujours obtenu la destination que je visais", souligne Ariane Amory, journaliste. Elle s'est lancée dans le troc de maison via l'organisme Intervac (intervac.com) lorsque sa fille pré-adolescente a eu envie de "voir du pays". "Au départ, ce sont des considérations financières qui m'ont motivée", explique-t-elle.

Elle garde un souvenir ébloui de son échange à Los Angeles : une maison particulière perchée sur les hauteurs de Malibu, avec une immense terrasse donnant sur l'océan. "A mon arrivée, je me suis assise sur la valise et j'ai flippé car je craignais que mon trois-pièces ne soit pas à la hauteur", explique-t-elle. Mais le couple d'Américains a trouvé l'appartement "very charming".

Marisol Vila-Lezié, professeur, n'a jamais eu de mal à échanger sa maison d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), située à 20 minutes de Paris en RER. Elle a troqué quatre fois son pavillon contre des destinations en Europe et aux Etats-Unis.