A la Bourse de Madrid, l'action Iberia reculait de 1,26% à 2,36 euros dans un marché en hausse de 0,73% vers 16H10 (15H10 GMT).

Spanair est une compagnie opérant essentiellement sur des vols intérieurs et européens, qui a transporté 10,6 millions de passagers et dégagé un bénéfice net de 10,6 millions d'euros.

Elle dispose d'une flotte de 65 appareils et est membre de Star Alliance, une alliance concurrente de celle d'Iberia, One World.

La concurrence dans le ciel espagnol est extrêmement dure, et les low-cost, transportant notamment des flots de touristes britanniques ou allemands, font la vie dure à Iberia.

Iberia avait décidé jusqu'à présent de se concentrer sur les long-courriers (Iberia est notamment leader sur les liaisons entre l'Europe et l'Amérique latine).

Cette annonce d'offre intervient juste après l'annonce par un autre acheteur potentiel de Spanair, Marsans, qu'il jetait l'éponge.

SAS, qui détient 100% de Spanair, avait annoncé en juin qu'elle allait vendre sa filiale. Marsans avait immédiatement annoncé qu'il était intéressé, pour créer un important opérateur regroupant Spanair, Aerolineas Argentinas et Air Comet.

Un porte-parole de Marsans a déclaré que le groupe renonçait à l'offre en raison de l'attitude de SAS, qui aurait refusé de lui octroyer une clause d'exclusivité.

Iberia avait annoncé en mars 2007 qu'elle était prête à s'unir mais l'affaire a traîné en longueur et n'a pas suscité un intérêt immédiat.

Parmi les potentiels offrants ont figuré British Airways, le fonds américain TPG, le fonds espagnol Gala Capital. Les noms de l'allemand Lufthansa et du groupe Air France-KLM ont aussi été mentionnés.

La caisse d'épargne espagnol Caja Madrid a sifflé la fin de la partie à la fin 2007, en s'imposant comme le premier actionnaire du transporteur espagnol et l'acteur incontournable dans ce dossier.

Le ciel européen a connu plusieurs opérations de consolidations ces dernières années, avec le mariage entre Lufthansa et Swiss et celui d'Air France et de KLM.