Quant à un éventuel rachat d'Alitalia, dans laquelle Air France détient déjà 2% et qui est partenaire dans le cadre de l'alliance Skyteam, M. Boireau a déclaré que la compagnie "suit le dossier".

"Notre souhait est qu'Alitalia prenne les mesures nécessaires et suffisantes pour redresser ses comptes", a-t-il relevé.

"Au-delà, on irait éventuellement plus loin le jour ou il y aura un +business plan+ qui procurera des synergies suffisantes pour les actionnaires", a-t-il indiqué avant d'ajouter que "pour l'instant on est toujours en position d'attente".

"On en est à des études dans les deux cas, Iberia et Alitalia", a résumé M. Boireau qui s'exprimait lors d'une conférence de presse consacrée à la stratégie commerciale d'Air France-KLM organisée dans le cadre du salon professionnel du tourisme Top Resa à Deauville.

Une éventuelle offre d'Air France-KLM sur Iberia pourrait se retrouver en concurrence avec celle que prépare la compagnie aérienne britannique British Airways (BA), alliée au fonds d'investissement Texas Pacific Group.

BA et TPG n'ont pas encore présenté d'offre ferme, mais ont approché Iberia avec une proposition de 3,60 euros par action, valorisant la compagnie à 3,4 milliards d'euros, ce qui ne semble pas pour l'instant séduire la direction de la compagnie espagnole.

Selon le journal Expansion, les partenaires espagnols d'Air France-KLM devraient être majoritaires afin qu'Iberia reste une compagnie espagnole pour qu'elle puisse conserver ses droits et ses liaisons aériennes, notamment vers l'Amérique latine, marché attractif sur lequel Iberia est leader.